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Cartes postales de Chimère

Cartes postales de Chimère – Reprise/passation

DOSSIER DE PRESSE


Elles sont deux à avoir suivi les pas de Louise Bédard : Isabelle Poirier et Lucie Vigneault. D’un corps à l’autre, chacune insuffle dans une création vieille d’une vingtaine d’année, sa personnalité, son vécu artistique et son influence. L’apprentissage ne se fait pas que dans un sens. La chorégraphe redécouvre son héritage dans une nouvelle écriture, une nouvelle fragilité.

Rose Carine H., Les Méconnus, 2 mars 2015

  MOT DE LA CHORÉGRAPHE

« Une  passation c’est  comme une histoire dont on essaie de retracer la chronologie événementielle. À elle-seule, elle englobe la carte (repère) et les cartes postales (le voyage et l’aventure). C’est aussi, forcément, l’occasion de replonger et de revivre des moments qui, pour moi, ont été marquants à plusieurs égards. La beauté de ce saut en arrière pour mieux le conjuger au présent est ce legs fait comme qui dirait, de main à main, de corps à corps, de  tendresse aussi pour l’autre à qui l’on donne et qui reçoit pour mieux donner à son tour.

Cette œuvre nous met au défi, même maintenant, pour nous narguer dans nos nobles certitudes de l’intérieur; elle pousse les frontières de nos savoirs pour les rendre obsolètes. D’une poussée dans l’espace, d’un bras qui ne sait s’il doit s’abandonner ou se retenir, tout est à dévoiler…

La danse de mes quarante et quelques années est loin derrière, mais la mémoire sévit malgré moi dans l’épicentre de mon corps, l’épiderme de ma peau et la passion de mon cœur. Sans vouloir la comparer, elle est présente d’une toute autre façon.

Je ne saurais danser cette pièce aujourd’hui comme à l’époque, mais d’autres le peuvent de manière personnelle et charnelle. Isabelle et Lucie ont su s’approprier cette pièce pour lui donner de nouvelles teintes et nuances tout en préservant le fil conducteur qui est l’essence de ce qui est à venir. Elles réussissent à nous faire vivre différemment ces nombreuses figures de femmes qui s’imposent dans toute leur magnificence et aussi dans leurs quêtes. »

Pour cette reprise-passation, deux interprètes charismatiques ont été choisies pour incarner ce solo exigeant et lui faire traverser le temps : Isabelle Poirier et Lucie Vigneault, qui nous comblent de leur talent depuis plusieurs années, notamment auprès de grands chorégraphes québécois, dont Marie Chouinard et Daniel Léveillé.


  UNE ŒUVRE INTIMISTE DANS DE VASTES PAYS IMAGINAIRES

Cartes postales de Chimère a marqué la carrière d’interprète de Louise Bédard ainsi que les esprits des critiques, des spectateurs de l’époque et du milieu de la danse.

Louise Bédard a créé un rôle sur mesure  pour la femme interprète et danseuse dans la jeune quarantaine, pour dépasser ses limites physiques et oser s’affranchir en ouvrant une brèche du côté de l’abandon.

Présentée sur deux côtés, l’œuvre est inclusive et promet un moment privilégié partagé de près avec les spectateurs. La matière est celle de la mémoire, de la mémoire du corps des femmes. Le  travail d’interprétation y est exigeant et demande à l’artiste d’être à la fois entièrement investie tout en étant en relation étroite avec le public.

La complexité du travail gestuel de ce solo réside dans la  relation intense  qui s’établit entre la musicalité du geste et son déploiement dans l’espace. Tout en restant simple dans sa forme, il se fait l’écho d’un lyrisme à la fois déserté et réanimé par une pulsion vive et fugace dont parlent encore ceux qui ont eu la chance d’y assister.

Femmes multiples, périple, errance, pérégrination dans le temps… L’interprète se déplace au gré d’itinéraires variés sur des continents inventés, vers des pays vastes et opulents. La musique de Brahms la porte dans ce monde intimiste où elle se métamorphose. Où sommes-nous ? Sur des terres construites de mains d’adultes, mises en valeur par le regard de l’enfant.


  UNE INSCRIPTION AU PATRIMOINE DE LA DANSE AU QUÉBEC

En plus de retourner sur scène et de revivre dans le corps de nouvelles interprètes, Cartes postales de Chimère fait l’objet d’une boîte chorégraphique conçue en collaboration avec la Fondation Jean-Pierre Perreault !

Le projet patrimonial a consisté à créer et rassembler, dans une boîte, des documents qui décrivent les éléments constitutifs de la production et de création de la pièce, ce qui permet sa conservation et sa reprise dans le temps. Vidéos, photos, fiche de costumes, plans de lumière, musiques, cahier de scénarisation décrivant la pièce en images, en mots, en schémas, constituent ce qui se nomme “boîte chorégraphique”.

Cartes postales de Chimère s’est ainsi joint aux deux autres boîtes complètes conservées à la Fondation : Bras de plomb (Fortier Danse Création) et Duos pour corps et instruments (Le Carré des Lombes).

En plus de permettre à ce solo exceptionnel de traverser le temps, reprendre et conserver Cartes postales de Chimère contribue ainsi à transmettre et à garder vivant le répertoire chorégraphique québécois.


  CALENDRIER

La pièce fait partie du programme du Conseil des arts de Montréal en tournée, pour 7 représentations en 2016-2017.

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Mercredi 9 novembre 2016 à 19:30 – Interprète : Lucie Vigneault – Maison de la culture Ahuntsic

Vendredi 11 novembre 2016 à 20:00 – Interprète : Lucie Vigneault – Maison de la culture de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension

Mardi 15 novembre 2016 à 20:00 – Interprète : Isabelle Poirier - Centre Culturel de Notre-Dame-de-Grâce, Salle Iro Valaskakis-Tembeck

Vendredi 18 novembre 2016 à 20:00 – Interprète : Isabelle Poirier – Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal

Jeudi 24 novembre 2016 à 20:00 – Interprète : Isabelle Poirier – Centre culturel et communautaire Henri-Lemieux

Vendredi 25 novembre 2016 à 19:30 – Interprète : Lucie Vigneault – Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord

Mercredi 8 mars 2017 à 19:30 – Interprète : Lucie Vigneault – Salle Émile-Legault du Cégep de Saint-Laurent

La pièce a été présentée à l’Agora de la danse, du 25 au 28 février 2015, et faisait partie de la programmation de Montréal en Lumière.


  CRITIQUES

Portant une mémoire, elle [l'interprète] devient autre : femmes multiples, langage dédoublé. Dans ses mouvements amples, elle traverse « des chimères » et nous présente des imaginaires dans une gestuelle maîtrisée. Les récits se superposent. Et la métamorphose devient un fil narratif. Qui est-elle, cette femme sous nos yeux? se demande t-on. Qui sont-elles? Elle vient chercher quelque chose de très profond dans celui qui la regarde.

Rose Carine H., Les Méconnus, 2 mars 2015

La puissance de ce solo réside beaucoup dans cette composition acharnée du geste, des attaques dans l’espace, du rythme. Le travail inhérent à la chorégraphie est très palpable, et je dois avouer qu’une telle proposition si développée et bien pensée dans le mouvement fait plaisir à voir sur la scène québécoise d’aujourd’hui.

Élise Boileau, Dfdanse, 28 février 2015

En prenant à bras le corps ce sacré morceau chorégraphique, Isabelle Poirier et Lucie Vigneault sont époustouflantes l’une comme l’autre dans la reprise et l’interprétation de l’œuvre originelle. Désarmantes, elles se livrent sans répit durant l’heure entière de performance, méritant amplement leur place dans le Panthéon Louise Bédard.

Maud Mazo-Rothenbühler, Danscussions, 2 mars 2015

Sous l’apparence d’une danse très formelle qui oppose tension et relâchement, la chorégraphie de Bédard se montre très sensible.Même si le style de la musique et des costumes ancrent le spectacle dans les années 1990, Cartes postales de Chimère possède une force qui a traversé le temps et qui bouleverse encore autant le spectateur que lors de sa création.

Sara Thibault, Mon Théâtre, 1er mars 2015



 ÉQUIPE ARTISTIQUE

Chorégraphe

Louise Bédard

Interprètes en alternance

Isabelle Poirier / Lucie Vigneault

Musique

Brahms, Kronos Quartet

Musique originale

Michel F. Côté

Scénographie

Richard Lacroix

Costumes

Angelo Barsetti

Lumières

Lucie Bazzo

Durée : 70 minutes



  CARTES POSTALES DE CHIMÈRE EN 1996

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Cartes postales de Chimère a été créée et interprétée par Louise Bédard en 1996.La pièce a permis à Louise Bédard de recevoir, en 1996, le Prix National de Danse Jean A. Chalmers (1997) pour sa contribution exceptionnelle à la créativité et à l’interprétation dans le domaine de la danse au Canada.

Le solo d’une heure a d’abord été présenté au Théâtre La Chapelle (Montréal) en mai 1996, puis diffusé en Suisse, en Bulgarie, dans plusieurs villes canadiennes et à Montréal, notamment en 1997, dans le cadre du Festival international de nouvelle danse (FIND).



  CRITIQUES

Entraînée dans l’onirisme de mantras délassants, puis happée par le vertige d’une danse qui met à nu la force d’une âme sensible, j’ai été subjuguée par la présence de Louise Bédard, qui rend hommage à des êtres anonymes et lointains, à travers une gestuelle créative de très grand talent.

Guylaine Massoutre, Jeu : revue de théâtre, Numéro 79, 1996

Louise Bédard est une sculpture mouvante dans l’espace.

Pamela Anthony, The Edmonton Journal, Edmonton (Canada), 28 février 1997

Louise Bédard ennoblit la danse d’un nouvel alphabet…. Elle agence des mots que son corps articule avec puissance. Et beauté.

Manon Richard, La Presse, Montréal (Canada), 28 avril 1996

Louise Bédard est une personne déplacée: toujours ailleurs, déjà, quand on a cru la saisir. Sur de la musique pour piano de Brahms, elle se métamorphose en un lutin désarticulé et tendre, puis, changement de registre et de vêtement, elle devient une autre femme, puis une autre, puis une autre encore, en écho aux voix des chants traditionnels que lui a choisis le musicien Michel F. Côté. Et nous ne pouvons que la suivre à la trace tout le long d’un trajet connu d’elle seule, balisé par ses mythologies personnelles, un trajet qui va de soi à soi en passant par le monde.

Aline Gélinas, directrice artistique de l'Agora de la danse. Association pour la danse contemporaine, avril 1997
Cartes postales de Chimère - Louise Bédard Danse - Photo : Angelo Barsetti
 ÉQUIPE ARTISTIQUE

Chorégraphe

Louise Bédard

Interprète

Louise Bédard

Musique

Brahms, Kronos Quartet

Musique originale

Michel F. Côté

Scénographie

Richard Lacroix

Costumes et Photographie

Angelo Barsetti

Lumières

Lucie Bazzo

Durée : 70 minutes



Crédits photos (dans l’ordre) > Louise Bédard, Svetla Atanasova et Angelo Barsetti